La Proie du Papillon, de Stéphane Soutoul

Editions : Pygmalion
Auteur : Stéphane Soutoul
Parution : 24 Février 2016


Coup de cœur ♥ !


Résumé :
« Quand une femme frappe dans le cœur d’une autre, elle manque rarement de trouver l’endroit sensible, et la blessure est incurable. »
Pierre Choderlos de laclos

Sulfureux. Indécents. Mortels…
Avez-vous déjà entendu parler des Fils d’Éros ? On prétend à mi-voix que ces professionnels de la séduction joueraient avec les sentiments et bouleverseraient la vie de leurs victimes.
Judith de Ringis est une femme d’affaires aussi douée qu’impitoyable. Pour se débarrasser d’une concurrente gênante, elle requiert les services de l’un de ces mercenaires. Marco, dit le Papillon, s’engage à briser sa proie.
Cependant, manipuler les choses de l’amour n’est jamais simple, surtout quand les plus redoutables prédateurs se révèlent, eux aussi, capables d’émotions…

Mon avis :
Judith de Ringis veut faire plein de mauvaises choses à une rivale, Annie Laurens. Elle va faire appel aux Fils d’Eros, les mâles incarnés qui savent séduire. TAN TAN TAAAAAAAAAAN !

L’histoire se met doucement en place mais on ne sait pas où on va. Même si Judith, celle qu’on suit, est assez spéciale, unique en son genre, elle est imprévisible et prévisible. Ce n’est pas souvent qu’on voit un personnage comme ça, bon on a envie de la frapper. Bon, face à Marco… mmmh mmmh

Judith, bien que le ¾ quart du temps j’avais envie de la tuer, je l’ai quand même apprécié. Ça dépendait des moments, j’avoue. Elle est une femme fière, forte, calculatrice, manipulatrice et j’en passe. Un défi lui fait face : Marco. MOUHAHAHAHA 
Judith est la parfaite garce voire plus. Je n'ai pas de mot pour la qualifier. Une parfaite salope en puissance. =D Oui, faut bien l’avouer ! *-* Elle a aussi un gros problème d’affection, elle ne marche que pour écraser. Remarquez, elle n’a que ça. =P Un constat dès le départ. Hé hé hé !
Les personnages sont attachants. Marco incarne le mâle incarné, charmant et séducteur. Annie est fragile et forte. Cette « bécasse divorcée » m’a quand même énervée, je ne comprenais pas certaines de ses réactions dès le départ. Questionnement…  Questionnement… 
Je ne vais pas faire d’autres commentaires pour ne pas spoiler. =P Ils sont bien travaillés, complexes et évoluent. J’avais envie de faire plein de vilaines choses. Hé hé ! Oops. 

Je vous avoue en écrivant l’avis de « La Proie du Papillon », j’ai le sourire aux lèvres. Je repense à l’histoire complexe, finement bien menée et intrigante. Au début, j’ai eu un peu de mal, il fallait s’acclimater au tempérament de Judith, celle qu’on suit, et ce n’était toujours pas évident. Je dis chapeau à l’auteur pour ce final. =P 
C’est la première fois que je lis du thriller sentimental et je dois dire que le genre me plait bien. Le thriller c’est rare que j’en lis, pas parce que je n’aime pas mais parce que ce n’est pas le genre prioritaire de mes lectures. =P

On ressent toutes sortes d’émotions. Une fois les 100 pages passées, j’ai commencé à accélérer puis au tournant des 200 pages, ça n’a pas été facile de m’arrêter. J’ai fini d’une traite. L’écriture de l’auteur est à la fois poétique et dynamique. Je suis toujours surprise quand je lis un roman de Stéphane Soutoul. L’écriture se  lit très facilement et on ne voit pas les pages passer.
Les dialogues sont hauts en couleurs tout comme les pensées de Judith. On n’a pas le temps de s’ennuyer, ses manières sont à la fois exaspérantes, énervantes et rigolotes. Malgré l’atmosphère séductrice et dangereuse, on n’arrête pas de sourire. 
Pour revenir à l’histoire, elle est originale mais aussi…. NAN VOUS NE SAUREZ PAS ! TOC ! … psychologique. Bon, maintenant vous savez. Hé hé !
Les rebondissements vont de bon train. Le pire pendant ma lecture et qui m’énervait au plus haut point, c’est que dès le départ quelque chose me chiffonnait mais vraiment, je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Plusieurs idées sont venues mais les pages suivantes me mettaient au défi. 
Ah ouais aussi, je ne sais pas pourquoi mais j’imaginais Judith en sorcière. Oui, oui mais pas n’importe laquelle. Enfin, j’avais l’image de la vieille sorcière dans Blanche Neige. La façon comment Judith s’exprime me fait penser à ça. =P Ne me demandez pas pourquoi !

Comme dit Judith, il ne faut pas se fier aux apparences. N’empêche, je crois qu’à partir de maintenant, certains tatouages vont me faire penser aux Fils d’Eros. 
*prenez une voix grave* Les voies d’Eros sont impénétrables. *fin de la voix grave* Désolée mais c’était trop tentant ! AVOUEZ ! =P
Il y a tellement de choses que je veux dire mais si c’est ce que je fais, beh je vais trop dévoiler et je ne veux pas. C’est un roman qui faut découvrir tel qui l’est et sans indice. =P
Beaucoup de frustration car nous ne savons pas sur le coup. =P


C’est une histoire qui nous entraîne loin et nous fait questionner tout le long pour découvrir l’issue. Les personnages sont complexes. Même si je n’étais pas trop dedans dès le départ, des petites choses m’ont intriguée et une fois un cap passé, on ne peut plus s’arrêter. On ne voit rien venir tellement c’est bien écrit. Un roman psychologiquement comme je les aime. ♥
Vous avez dit tordu ? TORDU !

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